jeudi 14 février 2019

À 1.2 mm de l’extase

On dit souvent que ce qui ne nous tue pas nous rends plus fort. Que dans l’adversité, une énergie hors du commun se développe.

Oh si tu savais tout ce qui bouillonne au fond de moi lorsque je te regarde...
De l'espérance, de l’abandon.
Le mystère... de la compassion.
Tendresse aventurière.
Action de la liberté.
L’amour magique.

Une connexion, cette connexion que je ne croyais plus possible...
Un amour tendre, psychologique, physique et charnel. Une envie incessante d’être à tes côtés, de t’accompagner, de vivre et de respirer, PROFONDÉMENT.
De bâtir, d’édifier ce magnifique duo d’énergies enlassantes...

Le partage. L’unité.
L’amour, le vrai.



Toi, ma Floconette Virevoletante.
Mon Soleil levant rempli de promesses.
Mon déjeuner de foulées.
Ma Matinée Ensoleillée.
Mon Zénith adoré.
Ma fin de journée enjouée.

Les pointes de sagesses qui coiffent ta chevelure sont comme un doux frimas d’automne, craquant, croustillant, sous la pression incessante du va et vient de nos corps...

La richesse d’être? Le coeur d’enfant? La sincérité? La justesse? La folie? La générosité? L’incroyable sens de la répartition? Tu as tant à offrir... Que ça me chavire!
Tu es une grande ❤️romantique❤️ (et c’est une chose que j’adore).

Tu as l’âme qui n’as pas peur d’être singulière.
Tu es coquette, un peu pompette.
Simplicité, efficacité, enjouée, emmitouflée.
Toujours willing pour faire les 100 coups.

En cette journée et pour toute l'éternité,
Tu as tout pour me plaire... à 1.2mm de l'extase!


lundi 30 juillet 2018

Les regrets. Les remords. Et...

Les regrets. Les remords. Et tout ce qu'il y a entre les deux.


La vie, qu'on la passe à la course, en randonnée sur des sentiers ou encore sur deux roues nous fait passer par tout un évantail d'émotions riches et profondes à la fois. Dans toutes les disciplines, il faut apprendre à ne pas trainer trop de poids, à aller directement à l'essentiel. À se questionner sur nos motivations, le pourquoi du comment, ce que ça va nous apporter, outre la liberté. Parfois nous le faisons sans but précis, alors que la majorité du temps, nous le faisons sciemment et en toute connaissance de cause. On se questionne, mais peut-être que l'on ne se pose pas les vraies questions. Ou que nous savons déjà les réponses et que nous les ignorons pour une toute autre raison.

Mais la vie est une grande enseignante. On montre aux enfants à foncer quoiqu'il arrive. À ne pas se décourager. À se relever. À recommencer. À ne pas lâcher, malgré les difficultés. On leur apprends à surmonter leurs peurs, qui ne sont en réalité que le résultat de leur imagination. Des histoires non fondées. On leur enseigne que la persévérance est une vertue et qu'on y gagne toujours. Je le répète à ma fille. À tous les jours de sa vie.

Partir à l'aventure, c'est souvent partir sans connaitre la destination et juste découvrir ce qui se dresse sur ton chemin...












Mais voilà. Je n'ai pas toujours été fonceur. Sans regrets. Et sans remords. Le regrets et les doutes survolent parfois mes foulées qui semblent pourtant être bien décidées. Lorsque je cours, lorsque je roule, je suis dans le présent. Dès lors, je me situe entre les deux.


Dans ma jeunesse, j'étais rempli de regrets. La timidité m'a empêché. La peur de paraitre. La peur de déranger. Poser un geste et de devoir le regretter. La vie m'a appris à peser le pour et le contre, certes, mais elle m'a surtout appris la différence entre avoir des regrets et éprouver du remords. Cette balance de la vie.

À tous ceux, qui se croient plus fort que toi.

Les remords sont faits pour apprendre. Les regrets, eux, donnent de la valeur à leur contre-partie. À eux qui dérangent: continuez, car anyway, y'aura toujours quelqu'un pour chialer. À ceux qui n'osent pas: osez pour faire changement. Non n'est qu'un mot que votre imaginaire à distordu à force de le retourner 1000 fois comme une machine à laver qui brasse et qui semble trop pleine et sur le point d'exploser.

Trois petites lettres de refus, ou d'opportunité?

À vous de voir. Mais pourquoi entretenir une relation lourde de trois lettres alors qu'il y a des mots franchement plus longs qui sont vachements plus terrifiants?

Le remord, c'est pas bon. Ça nous gruge notre énergie, ça nous tue à petit feu. Ça nous enlève le goût de conduire. Le goût d'être dans le traffic. Le goût d'«entendre» personne. Le goût de parler. Le goût de se justifier. Le goût d'interagir. Ça donne le goût de s'asseoir et de rien faire. De se taire. De somnoler. De s'effacer. De pleurer. Ça nous empêche de nous déployer, de capter, de s'ouvrir et de s'immerger.

Oui aujourd'hui, je choisis d'être tout ce qu'il y a entre le regret et les remords... De laisser tomber le poids mort. Se délester de cette ombre noire. De choisir ce dont je crois avoir de besoin dans l'instant présent. De m'occuper de ma fleur. De mon pré. Du paysage et bien sûr, de ma montagne. De tout ce qui peut l'entourer. Maintenant. Tout de suite. Parce qu'après tout, j'ai l'imaginaire fertile et je sais qu'au lieu d'avoir peur de perdre, il y a tout à gagner, et qu'une sacoche, ça peut se vider...



dimanche 13 mai 2018

Une minute à la fois.




L'instant passé, celui regretté.
Toujours avancer.
Par foulées, en randonnée.
Marche à pied. Ou juste grimper.
Ne jamais regretter.

Le temps passe, regarde en avant..,
S'égraine tranquillement. Tout doucement.
Comme une caresse, il est resplendissant.
Le temps d'un murmure, qui demeure innocent.
Et toi tu attends.

Les rencontres marquées, les rendez-vous manqués.
Les souvenirs laissés et les opportunités laisées.

Le temps passe et s'en contre-fou,
Peut-être un fourre-tout,
Ou encore faire la moue.
Mais pour vous, il sera trop mou.

Se réveiller, en profiter.
S'émerveiller, de sa sensibilité.
Le savourer mais surtout le donner.
Le contempler et l'apprécier.
Au delà du seuil de sa rentabilité...

Le temps, cet investissement.
Cet hypothèque moment, ce changement prenant.
N'est plus rien lorsqu'il prends fin.

Sa valeur est estimée, souvent oubliée.
Par les échéanciers, qui sont souvent dépassés.
Par ces oublis mystifiés, ou soudainement calculés.

Mais une chose est sûre, c'est que le temps est compté, une fois divisé.
Nous voulons le multiplier, l'additionner.

Moi j'ai choisi de le vivre,
une minute à la fois,
quand je peux,
chaque seconde avec toi...

jeudi 22 mars 2018

Toi... (bis)

Avancer. Évoluer. Faire son chemin. Défricher son sentier. Abattre des kilomètres. Ou avancer à pas de tortue. Ramper. Faire du sur-place. S'arrêter. Et repartir.

La nature humaine me touche profondément. La profondeur du jugement aussi. Je réfléchissais à cet amalgame il n'y a pas si longtemps (en fait il y a un an) et je me demandais le pourquoi du comment.

Les gens sont ce qu'ils sont. Comme dans une symphonie, ils retentissent dans nos vies tels des notes improvisées créant une mélodie harmonieuse. Certes, les notes ne nous plaisent pas toujours. L'intonation nous surprends parfois, nous faisant vivre un chaos organisé, mais improbable à la fois. Parfois, cela nous surprends. Et même quelquefois, nous y prenons goût.

Mais sur cette partition, il nous arrive aussi de trouver la sérénité avec certaines notes. D'être en harmonie avec soi-même. De se redécouvrir. De déterrer quelque chose d'enfoui, d'oublié. De connecter, avec la réalité. Sa réalité.

Ces Âmes qui nous touchent. Du plus profond de notre être. Elles s'additionnent pour se multiplier et se divisent pour se soustraire.
L'équation de la vie. Cette équation percutante... Puis il y a toi.

Toi.
Toi qui avouons le, a changé ma vie.
Toi...
Toi, dont la seule pensée ennivre ma vie.

Tempête mordante. Rafraichissante.

L'effet.
L'effet que tu me fais.
Cette sérénité, qui me donne tant de palpitations.

Pourquoi?

Pourquoi le coeur me fais trois tours lorsque je te vois?
Pourquoi mon coeur s'emballe quand j'ai une pensée pour toi?

Toi qui pars et qui s'en va,
Pour revenir avec un regard différent à chaque fois. Sur le sentier de la vie, celui que tu as choisi.

Mon coeur s'entortille… c'est alors j'ai su. Comme une fleur que l'on admire, je crois que tu es belle dans un champ, à t'élever vers le ciel, plutôt que coupée et fanée.

J'ai eu beau chercher, mais je n'ai point trouvé.
Trouvé de raison, pour autant de passion...
Et si justement, cette absence de raisons,
Était la solution?

Ces conversations, qui sont pleines de passions.
Cette passion, que l'on savoure et déguste, et qui goûte si bon...
Ce sentiment si léger, qui nous permets de rêver…
De rêver à cette liberté, qui se doit d'être inattachée...

L'amour.

Celui qui nous donne des papillons,
qui nous réchauffe le bedon.
Où on avance à tâtons,
Tout en foulant le gazon...

Et puis, il y a l'espoir. L'espoir de te voir. L'espoir de revoir. De croiser ton regard.
Ce regard scintillant.
Ce regard étoilé. Plein de constellations inhabitées...
Et ce sourire si invitant. Si tentant…
Toi...

À Toi qui voit la beauté, comme elle l'est en réalité... Comme une magnifique fleur que l'on ne se lasse de regarder..

As-tu déjà fait la rencontre de quelqu'un de ce genre?

Mais je ne veux rien briser... alors je me suis tu. Me suis rétracté. Je ne parle que d'un simple baiser qui aurait pu tout changer… Tu par peur d'être rejeté. Tu par peur de tout faire foirer. Tu afin d'avoir des comptes à régler. Tu par peur du compliqué. Tu par peur de posséder. Tu par peur d'aimer. Tu juste de me laisser aller...

Sentir que tu pourrais tout lui dire, lui montrer ta sensibilité, te découvrir, en laisser tomber une pelure...Comme cette corde touchée dans mon petit coeur éprouvé.
Qu'importe les j'imagine.
Qu'importe les avoir su.
Qu'importe les qu'importe...

Souvenir gravé, estampillé, telle une foulée décidée. Je me demande pourquoi. Pourquoi les choses sont ainsi. Pourquoi dans cette vie. Mais qu'est-ce qu'elle vit?

Et pourquoi cette chère vie l'a placée sur mon sentier.

En fait...
L'effet quelle me fait,
C'est bien parce qu'elle me plait…





vendredi 9 mars 2018

run love...



Ce matin, un #runlove pas ordinaire. En fait, chaque fois est unique, alors j'emmagasine, j'entrepose ces souvenirs impérissables à ma vie...

Ce matin, même si je portais fièrement ma casquette et que j'avais l'oreille attentive, il y avait une trame de fond qui jouait en boucle dans ma tête. Comme une chanson remplie d'émotions, un cri du coeur, allez savoir...

La course, ce n'est pas facile. Ce n'est jamais facile. On veut se prouver à nous même que l'on peut. Que l'on veut. Que l'on est capable. Alors qu'en réalité, c'est tout autre.

Si on dit que sortir de sa zone de confort nous fait avancer alors qu'en est-il de ma progression? Dans ma vie, et aussi loin que je me souvienne, j'ai eu cette impression. Paralysant chacune de mes décisions. Chacun de mes actes. Être sur le point de briller comme une étoile et de m'éteindre avant de me rendre à destination. Me perdre en chemin. Voir et explorer d'autres avenues. Mais vivre intensément chaque moment. Comme si... c'était le dernier.

J'adore la vie. Mais peut-être pas la mienne. Plus celle qui nous entoure. Qui est vivante et immuable à la fois... Car que sommes nous vraiment, si ce n'est qu'un grain de sable sur cette immense terre? La durée de vie d'un humain est d'environs 60? 70? 80? 90 années?




Les arbres sont centenaires et même milléniaux (Ha!). Les montagnes et étendues d'eau encore plus.

La vie est éphémère même s'il en parait souvent autrement. Elle est renouvelée. Tiraillée. Rejetée. Dans un cycle incessant de beauté et d'agressivité. De calme et de furie. D'acceptation et de dépendances. D'interdépendances...

La vie nous fait aussi prendre certains chemins incertains. Non calculés. Dont la destination n'est que notre regard posé sur elle. Notre attitude. Notre propre interprétation de cette vie. Le verre, est-il à moitié plein ou à moitié vide? Je le vois majoritairement plein, mais, parfois, il m'arrive de juste le voir à moitié... comme il l'est en réalité, de par sa Nature véritable, sans qualificatifs, sans superlatifs...

Vous comprenez?



dimanche 18 février 2018

Le temps.



Prendre le temps. Perdre son temps?

J'ai l'impression que parfois, tout ne se résume qu'à cette économie de temps. La rentabilité. Le nombre. Au dépit de notre société. Le temps est si précieux. Et il faut l'apprécier. S'arrêter. Et en profiter. Faire avec. L'accompagner. En faire son allié.

Nos jeunes rêvent d'être un peu plus vieux et nos sages nous rappellent ce qu'est l'enseignement. On se lève en retard, on mange quelquefois sur le pouce, on stresse nos enfants. On cours au boulot, on doit finir tôt. On mange rapidement, on se dépêche pour les enfants. On manque de temps. On les délaisse mais pourtant.

Le temps ne se conjugue pas.
Le temps ne se multiplie pas.
Le temps ne s'additionne pas

Le temps se divise, oui, mais à quel profit?
Le temps se soustrait certainement, mais quelle est la perte?

Moi+toi+lui-nous-vous-eux

Le temps passe mais ne reviens pas. Pourtant...
Prendre son temps c'est apprécier son prochain.
Prendre son temps pour le lendemain.
Et jusqu'à l'an prochain.

Le temps d'un regard, le temps d'une effluve.
Le temps de se regarder et de la laisser filer.
Le temps d'un amour, le temps d'une saison.
Le temps de se caser, le temps de se cadrer.

Souvent redouté, si peu apprécié.
Mais souvent regretté.

Apprécier le moment. Magasiner autrement.
Les vacances commençant. Au boulot retournant.
Que ce soit le temps d'un respire ou d'un essoufflement, gravir avec émerveillement. Appréciez et aimez, mais pas juste un instant. Vivez le dans le présent.

Attends. Le temps.
Prenez le temps...









lundi 29 janvier 2018

Remise à zéro.



Et si c'était le dernier jour de ma vie?

Aurais-je des regrets?

Non.

J'ai foulé les pas de gens tellements inspirants... Samedi dernier, ce fut Josée Prévost. Je partageais son rythme tant bien que mal, je marchais lorsqu'elle le faisait, trottinais à son gré et je «vivais» dans ses pas. Je me disais que je vivais à son rythme. Et elle, suivait Pierre et Karine, qui interchangeaient eux-mêmes leurs pas. Oui, je porte de l'attention à ces choses qui paraissent futiles... Au final, tout est rempli d'émotions, de relachement, de joie, de rage ou de légèreté mais toujours décidé. Frisson excitant, passion se consumant.

Tout ceci, c'est comme la vie. On s'impreigne d'une énergie qui nous ressemble, qui nous fait vibrer et où l'on se sent bien. Vous savez, je crois au timing de la vie. Aux occasions ratées. Au karma. Aux bonnes actions. Mais je suis aussi humain. J'ai mes passes de phases de solitude. Je l'ai toujours dit, je suis sauvage, dans mon assemblage. Dans ma forteresse. Mais cette émotion de partager m'anime énormément.


Ce qui me faisait si peur me subjugue dans sa simplicité. Vous savez quoi, je réalise que j'ai toujours aimé ça...




Oui, je marchais dans ces pas, partageant les mêmes foulées et essayais de calquer son rythme. Mais lorsque j'écoute le vent hivernal et les arbres craquer, je me sens dans mon élément... et je suis seul à les entendre comme je les entends. Je suis aussi seul à ressentir mes muscles qui brûlent à chaque montée. À gérer mon appui au sol dans cette neige folle balayée par le vent. Seul à voir les rayons du soleil foudroyant la neige au travers des arbres, m'emplissant de cette frénésie implacable de vouloir avancer pour découvrir ce qui se cache plus haut.

Et l'on a beau ne pas être seul, mais chaque respiration remplace la parole. Chaque inspiration énergique traduit le moindre souffle... Est empreinte d'une émotion, d'un focus, de détermination, de souffrance. Chaque expiration comme une libération, où s'insufflera une énergie nouvelle. C'est peut-être juste moi que ça interpelle?

Je suis seul au final, mais pas vraiment en réalité...

dimanche 19 novembre 2017

(sans titre)

Ça fait longtemps... trop longtemps. Et pourtant, il s'en est passé des choses depuis mon dernier «écran». Mais, comme je dit souvent, tout vient à point à qui sait attendre. Bon, me blesser ne faisait pas réellement partie de mon plan, mais à plutôt fait que je me suis retiré un temps. Des idées sont venues et ont passées. Des papiers ont étés préparés et gribouillés, mais aucune envie de les publier.

Un gros down. Une grosse déception. Mais aussi pleins de nouveaux projets plus intéressants les uns que les autres. On se demande souvent où l'on va avec nos entrainements, nos sacrifices et événements. On essaie de se convaincre. Parfois ça marche, d'autres fois ça casse. Mais voilà, il me fallait faire mon deuil. D'une saison qui avait bien commencé mais qui a finalement avorté. Blessé. Fatigué. Remisé. C'est la vie.

La course (en sentiers) à vraiment été un coup de foudre pour mon âme, et il faut ce qu'il faut pour la préserver quoi qu'il advienne.

Car ce n'est pas la course. Ce n'est pas que la course. Ce n'est pas non plus la distance. Que la distance. C'est plutôt l'étincelle qui s'illumine. Ce pépiement de liberté. Les battements réguliers de son intérieur. L'élan musculaire synchronisé. Le rythme du sentier, cet espace de sérénité. Avec ces pas désordonnés mais parfaitement calculés. Ces courbes ennivrantes et ces montées méritées. C'est se sentir en vie. C'est ressentir la vie. La Nature, c'est tout ça, et l'absence de tout le reste.

En l'espace d'un moment, tout est juste et clair, limpide et transparent. Voilà comment je me sens, lorsque je cours aux travers des cîmes et des rivières...

Je n'aime pas dire que je suis de retour, car en fait, mon désir à son égard n'a jamais cessé d'exister. On ne quitte jamais réellement ce que l'on désire du plus profond de son être. Même si rien n'est jamais gagné. Mais j'aime me laisser impreigner. Vous le savez. Être inspiré. Vibrer.

Je suis aller voir Josée de la MdlC. J'y ai toujours songé. Pour vous écouter. Pour m'engager. Vous questionner, vous conseiller. Solutionner.

Mais aussi pour voir ce qui vous pousse à continuer. À arrêter. Ou à vous obstiner. À persévérer. Et surtout ne pas oublier, ce qui vous fait rêver, de manière passionnée.

Et pour me rappeller, que c'est bien d'arrêter, de se reposer...

mardi 26 septembre 2017

Lorsque le plan A devient le B...



«Timing is everything»

Ce slogan était écrit sur une remorque ce week-end au Vermont 50, où ma présence était symbolique en tant que coureur... J'y ai passé des moments incroyables accompagné de ma fille où elle a su m'inspirer, comme les centaines d'autres gens se sont dépassés ce week-end là. Nous sommes tous animés par une cause, quelle qu'elle soit. La mienne est de bien montrer les aléas de la vie à ma fille qui du haut de ses 11 ans, comprends souvent bien plus rapidement l'essentiel de ce qui nous rebute souvent comme grande personne.

Mon plan A était de poursuivre mon entrainement pour courir le Vermont 50. 80 km de plaisir... Mais mon corps, lui, n'a pas voulu. Il y a 6 ou 7 semaines, je me suis royalement blessé. Mais il faut toujours que le plan B en fasse partie. J'éprouve énormément de gratitude envers la vie pour la chance qu'elle m'a donné de pouvoir me rendre où je suis présentement... Partout où je vais, l'inspiration y est. Les gens que je rencontre ont tous cette merveilleuse étincelle qui brille dans leurs yeux.



Ma fille, c'est mon étincelle préférée, car elle me montre et m'enseigne à ne pas me décourager en lui rappelant que ce qui nous semble difficile finira par le devenir un peu moins en pratiquant plus souvent. Elle me remémore sans cesse la patience, qualité que je me rappelle avoir grandement eu dans ma jeunesse et qui a mystérieusement tendance à s'étioler avec les années. Elle me force à me souvenir de ce que j'étais plus jeune et à faire abstraction des difficultés que j'ai pu rencontrer dans ma jeunesse. Les attentes, les essais, la peur de se tromper, et surtout (dans une moindre importance), les résultats. Elle a brillé lors de sa course de 1 mile, mais savez vous quoi? À mes yeux, elle brille tout le temps. 


«L'expérience pour être concluante doit avoir sa part de doute, sa pincée d'espoir, ses tasses de pratiques, sa teinte d'attitude et être bien mélangé de plaisir. Sans tous ces ingrédients, et bien la recette est gâtée.»


Ce week-end me rappèle que même si on a un pincement au coeur de n'avoir pu prendre le départ, cela ne changera pas le résultat de l'opération. Être sur la ligne de départ est effectivement un grand pas, mais réaliser qu'y être à un moment plus opportun de notre vie est à mon avis, une expérience plus gratifiante. Nous avons tous nos motivations faut croire, car après tout, il n'y a pas que le résultat qui compte, mais plutôt la prise de conscience générée par celle-ci.

Je ne sais pas si je réussirai un jour à courir 80km. 100km. Et même 160km. Et si en se dépassant on se dépassait justement? Est-ce si important? Probablement pas (pour vous). Après tout, je trouve que je m'en sors pas si mal... C'est mon coeur qui en décidera.















samedi 6 mai 2017

Do not go gentle into that good night...

«Everyone have a path to accomplish. Sometimes, it will be dark, surrounded by strange noises. However, when you take all these noises all together, you will hear something different. Either it's a squishing footstep, water singing from gravity, birds chirping at the rain falling or simply the sound your breathe create.

 All footsteps are not equal as well as you flow with the path . But in the end, despite the fact we use the same trail, you will see you can go different ways trough it. Embrace the night. It's world. And when you'll see the light again, it will be a whole different world.»

Extrait de «Dans ma tête hier soir» et grandement inspiré par le poême du film Interstellaire, Do Not Go Gentle Into That Good Night de Dylan Thomas...




Hynme à la fierté



Depuis 11 années, j'ai la chance et le privilège de combiner ma vie à la tienne. De tes premiers pleurs de bébé jusqu'à tes demandes récentes, j'essaie de faire de mon mieux pour te guider du mieux que je peux. Tu as changé ma vie de bien des manières... Tu m'as appris à être à l'écoute, à chuchoter à ton oreille pour te rassurer. À faire preuve de conviction, à m'affirmer, à laisser-aller, à rire du ridicule et aussi à me battre contre ma propre personne.

Je t'ai appris qu'il fallait parfois que tu fasses les choses par toi-même. J'ai vu tes premiers pas dans la vie ainsi que la voie que tu te traces aujourd'hui. J'admire la passion dont tu fais preuve, même si souvent c'est difficile et qu'il faut y mettre les efforts. Ne te décourage JAMAIS. La persévérance est porteuse d'espoir et la fierté perdurera toujours.

Entre dans ce grand fracas qu'est la vie. Dérange son ordre. Fais ta place. Vie chaque seconde intensément car c'est la seule vraie façon de vivre ta vie. Oui quelquefois je te gronde et je fais parfois office de vieux grincheux. Teste mes limites car elles te permettrons à ton tour d'apprendre ce qu'est la vie et où sont les tiennes...

Tu mets du soleil dans ma vie. Une lueur d'espoir à chaque jour, même lorsque tu n'es pas là. Les goutelettes de pluie des jours sombres se transforment en milions de petits soleils qui m'accompagnent et me permettent d'avancer dans cette vie aléatoirement tumultueuse.

Ta simplicité est quelque chose que j'admire vraiment beaucoup. Elle me ramène à l'ordre lorsque les éléments semblent devenir trop compliqués. Et tu es une source d'inspiration intarrissable en bien des façons... 

❤️BONNE FÊTE GRANDE ÉLIANE!!❤️

Car tu es peut-être petite mais tu sais comment m'en faire voir de toutes les couleurs... 🌈🤗☀️

lundi 10 avril 2017

Voir la vie en PRISMACOLOR.

Si on m'avait dit qu'un jour je réaliserais tout ce que j'ai accompli à ce jour, il est probable que je ne vous aurais cru. Non par manque de confiance, mais bien parce que je crois que notre chemin de vie n'est pas tracé d'avance. Il s'écrit au fur de nos décisions. Se dessine par nos actions. 

Depuis l'âge de 12 ans, la vie m'a guidé comme elle a pu. Me donnant et me reprenant sans cesse, pour me montrer qu'il faut apprécier l'instant présent. Croire aux signes. Se laisser guider par les chiffres. La Vie a semé des Anges sur mon passage. À chaque silence. Chaque seconde. Chaque minute, chaque heure. Et chaque journée de sa naissance à son exctinction. La vie m'a forgé et m'a donné tous les outils néccéssaires pour réaliser l'apparition de ces différents moments présents, parfaits, et sans équivoque chargés d'émotions pures. Elle a mise certaines personnes sur ma route, pour me montrer et me faire comprendre ce qu'est la gratitude. Ces moments parfaits. Ces rencontres inoubliables. Me faire réaliser les êtres qui prennent et ceux qui redonnent. L'équilibre de la Vie. Cette belle et immuable dualité.

Si on m'avait dit que c'était ça la Vie, je ne vous aurait pas cru. Une série de taches indélibiles qui changent de teintes et qui s'estompent avec le temps. Voilà comment la plupart des gens percoivent la Vie. Mais voilà, comme l'être de profondeur que je suis, je ne m'en contente pas. Je la colorie. Jour après jour. Nuit après nuit. Seconde après seconde. D'expériences riches et chargées d'émotions qui sont pures. Le coup de crayon est parfois fin, parfois reposé, parfois énergique. D'une authenticité abberante, d'une simplicité évidente et d'une exploration totale. Je teinte les couleurs qui sont trop solides. J'assouplis les transitions trop profondes. Je mets du bleu dans les cieux qui sont gris, et du jaune-orangé partout pour atténuer le côté sombre lorqu'il le faut. Je laisse aussi passer la lumière, car je sais que dans chaque toile que je peins, il y a toujours un un astre qui brille. Mais ce que je préfère parmis toutes ces options, c'est me retrouver devant une toile blanche, et tout colorier en laissant parler mon coeur. On dit que le coeur défait ce que la tête mets tant de temps construire. Et que la tête ahinile ce que le coeur veut. Mais qu'en est-il lorsque ces deux organes résonnent à l'unison? 

Je crois en plusieurs choses, comme tous. Qu'il n'y a pas de coincidences. Que tout est relié, un peu comme quand on est attaché à une corde de rappel. On tire et on moue. On ne rencontre personne par hasard. Parfois on abrège, certaines fois on se lance. Quelquefois on s'y sent pris et trop souvent on ose pas. 

On a peur de se blesser et de ne pas se relever. Et si c'était tout le contraire?

En mon fort intérieur, j'avance, dans cette Vie pleine de surprises. Me laissant glisser à son fil. Me faisant mes propres idées. Laissant transpirer mes valeurs profondes. Parce que quand ça se ressens, c'est la chose à faire, non?

Oui, ma boite à crayons est aiguisée, mais pas trop, juste assez. Car trop aiguisé, un crayon peut se briser. C'est déjà arrivé. Et ça se reproduira peut-être... Qui sait? L'avenir est incertain. Impalpable car nous vivons dans le présent. Et je n'ai pas de crayon magique, si ce n'est que celui de ma pensée...


jeudi 23 mars 2017

Le temps d'un instant...

Je suis fébrile. Ça faisait un bout que je ne l'avais pas vue. J'étais nerveux aussi. J'ai eu toute la journée ce sourire en coin, cette excitation intérieure, cette euphorie de l'âme qui revenait sans cesse. J'allais enfin la retrouver. Pour partager. Prendre son pouls. La regarder. L'écouter aussi. Je me suis même perdu et y ai découvert de nouveaux chemins. Nous étions proches. On échangeait nos points de vue sur tout et sur rien. 

J'aime bien me perdre. Dans mes pensées, dans la vie en général. Mais ce soir, j'y ai découvert autre chose. Que cette relation est très riche en apprentissages. Que même lorsqu'on croit se connaitre, on se redécouvre... encore et encore. J'aime aussi me perdre sur les chemins de la vie, me laisser aller dans ce tumulte incessant, grondant, vers une destination encore inconnue. Non pas suivre le courant, mais l'apprécier et le chérir, où qu'il s'échoue. Et juste vivre, au lieu de survivre.

Le temps d'un instant, j'aurais voulu que tout s'arrête. Pour respirer. Regarder. Apprécier. Recommencer.

Le temps d'un instant, je me suis perdu tout en sachant où je me trouvais. Le temps d'un instant, que je ne voulais plus quitter. 


samedi 11 mars 2017

Réflexion (de coureur)


Aujourd'hui, j'ai eu du temps. Du temps pour réfléchir. À ma sortie en montagne d'hier. À ma relation particulière avec toi.

Ça y est. Je suis de retour dans tes sentiers. Là où tout a commencé un certain matin de janvier... Je dois avouer qu'elle m'a changé, cette montagne. Je crois qu'entre elle et moi, c'est une relation donnant-donnant. Parfois elle me fauche le pied et je la nargue en retour. Parfois elle se soumet car je lui fais les yeux doux...

D'autres fois elle me blesse. Je la boude. Mais j'en ai envie. Une sorte de dépendance... je crois. Malgré sa bipolarité, j'y suis attaché. Plus qu'avant mais bon, je l'ai toujours aimée. Mais pas de cette manière. Pas comme ça. Maintenant, je suis plus intime avec elle. Je la comprends. Elle me soulage. Ma foulée la change. La sculpe. La transforme...

Bientôt il faudra user de technique, car tu te découvriras, tel un mur de glace que tu laisseras tomber. Mise à nue, tu seras agressive, érodée et encore plus instable. Ta seule protection sera ton relief inégal qui sera parsemé d'embûches savamment placées. Mais je te connais bien pour t'avoir déjà fréquenté. Tes coups vicieux, tu peux te les garder. Tu m'as déjà éprouvé par le passé et je suis en paix.

Oui, notre relation n'as pas toujours été facile. J'ai peut-être manqué d'ouverture. Je ne te parle pas toujours à voix haute, mais tu sais me comprendre. Tu es et tu seras toujours une bonne confidente. Sans toi, je serais perdu même si quelque fois, j'ai hâte de te quitter. Je te respecte et vit les choix que tu m'impose. Oui, je sais, une partie de moi voudrait aller plus vite, mais je dois avouer que je tire un malin plaisir à te faire languir... 

Parfois tu me surprends en essayant de me faire glisser pour m'expédier je ne sais où, ou encore de me briser les orteils... mais tu devrais savoir que j'ai la tête dûre. Que je tiens à cette relation parce qu'en prenant exemple sur toi, je serai fort et immuable comme tes rochers et la terre qui la recouvre. Je m'aggriperai à toi comme ces racines entremêlées qui donnent vie à ces majestueux troncs qui s'élèvent pour aller chatouiller la grande immensité bleue.

Peu à peu, les millions de bourgeons que tu portes en toi éclateront, virevoleront au gré de ta fantaisie aléatoire. Tu joueras à cache-cache avec la lumière, que tu feras disparaitre à nouveau. Oui, ma vie serait bien morne sans toi. Tu m'en fais voir de toutes les couleurs... mais tu sais quoi? C'est ce qui te rends si belle...

Tu m'as mis en retard parce que je voulais en fréquenter une autre. Pour me gâter. Ça presque fonctionné. J'y ai presque cru... mais avec les espoirs que tu me fais vivre au moment présent, j'ai peine à croire que tu m'en veux autant.

Rien n'est plus sûr, rien n'est certain,
Sauf cette certitude, que ce constat soudain...






mardi 17 janvier 2017

Le blogue que je n'ai jamais écrit.



C'est reparti.

Je suis seul. Seul avec moi-même. Mon âme est emplie de solitude. Vous savez quoi? Ça me va et c'était choisi.

On dit qu'il est bon de se perdre. Se perdre corps et âme dans ce que l'on fait. Ça se nomme la passion. Se perdre lors d'une course qui rajoute du kilométrage, mais que l'on est bien heureux et soulagé lorsque l'on passe la ligne d'arrivée. Se perdre de vue, pour un instant comme des vieux amis qui se revoient et tout ce qui prends place est la célébration.

Je me suis perdu dans ma relation. Qu'importe la raison, mais mon coeur n'y était plus. Ma tête ne m'écoutais plus. Et je ne parlais plus. Et je ne ressentais plus. Ne partageait plus. Plus. PLU.

La vie est ainsi faite.Je respecte la PASSION. Je l'admire et l'embrasse. Cette passion qui nous donne des ailes au moment de prendre le départ et qui nous laisse planer sur son aire d'allée. Celle qui dévore et recrache. Celle qu'il faut dompter. Celle qu'il faut écouter. Vivre et ressentir. Intense. Et pétillante de vie.

Les chose sont. Et seront toujours. Il y a les jours sans, et les sans jours, où je suis coufus. Mais pourtant tout est clair: il est temps de vivre. La vie. De partager ces écrits, afin de mieux décortiquer... chaque rayon de soleil, qui réchauffe mon âme. Chaque coup de vent qui me laisse planer, et d'apprécier chaque foulée, le renouveau qui se laisse désirer...



D'écouter le silence, qui est plein de réponses, et de faire fît de la parole, qui donne parfois le mauvais ton. De poser des gestes sans conséquences, qui détonnent par leurs inactions.

Espoir. Reprendre sa place. Et se laisser flotter dans le ruisseau de la vie... Il faudra bientôt penser à rentrer, car mes foulées s'essouflent, comme le ruisseau qui se tarit. Qu'importe pour cette journée, car demain n'est pas encore écrit, et je pourrai encore m'évanouir de par ces foulées consenties...

jeudi 10 novembre 2016

Noir

Être dans le noir. Broyer du noir. Voir flou. Ne plus avoir le goût.

Ça y est. C'est fini. Je ne sais pas pour vous, mais moi, ma saison est terminée. En fait, elle s'est terminée au bout du Monde. Seul. Avec mes pensées.


Le Bout du Monde, ça ressemble à ça. Et c'est magnifique.
C'est le genre d'endroit où tu veux te trouver le long de la dernière ligne.
Pour un dernier souffle. Immortalisé.


Ce qui à été la meilleure expérience de trail de ma vie s'est abruptement assombri tout d'un coup. Même moi, qui est de nature positive, a vu noir. Depuis le 24 septembre 2016, je ne cours plus.

En fait, pour être honnête, je me suis blessé. Bessé le corps. Blessé l'âme. Blessé la motivation. Blessé au genou. Mais blessé aussi ailleurs. Blessé sur le sentier de la vie, le seul qui compte vraiment aujourd'hui.

J'en ai peur. J'ai la jambe raide. Le genou grimace. Il ne veut plus avancer.

Un mal me ronge, tel la rouille se propageant. Créant une pression à peine perceptible, mais soudaine, tel une prise de conscience se moquant de moi. Le mal s'étend, faisant des ravages sur mes pensées et paralysant ma motivation. Je ne sais plus. Ernest, Jacques et Albert non plus.

Non, je ne cours plus, et mon corps entier commence à en ressentir les effets. Le confort n'est plus le même. La pensée broie du noir et l'âme est en peine… Six brouillons avant de trouver le bon. Peut-être même pas le bon…

La vie souffle à mon oreille, sa douce mélodie disparate. Elle me chuchote haut et fort de m'arrêter, de me terrer. De me reposer. Et je dois l'écouter. Car tôt ou tard, cette mélodie me criera à tue-tête de m'enfermer. De l'effacer, de disparaître.

Ces mots résonnent dans ma tête, dans mon corps et dans ma vie toute entière. J'ai quelque chose qui ne tourne pas rond. Comme chacun de nous, dit-on…

«Je pense à mon avenir. Mon avenir sans course. Mon avenir sans passion. Ou sans raison. Et je trouve ça dur. TRÈS DUR. Oui, il y a bien pire, et j'en suis conscient. Je suis vivant. Fonctionnel. Mais une partie de moi manque. Me manque. Elle brille par son absence, et je suis aigri. La passion édifiante à laissé sa place, peu à peu, à un doute perplexe, et désolant. Une chose est sûre. J'aurais du arrêter. M'arrêter. Et amputer la passion avant qu'elle ne m'ampute elle-même…»

La passion, elle ne s'enseigne pas. Elle se vit, au jour le jour, se construit, s'édifie, et est en constante évolution. Ce qui la rend si intéressante, c'est l'intensité avec laquelle elle se manifeste lors de victoires, de défaites, d'accomplissements ou de tergiversations... Elle est surnoise. Elle nous attends dans l'ombre, tapise et prête à rugir... La passion n'est pas sélective: elle est en tous et chacun, et se vit différemment. Elle est forte, mais peut montrer des signes de faiblesse. Elle crie fort et nous fait pleurer aussi. Elle nous transporte, nous laissant flotter au dessus des éléments, mais nous détruit aussi... lors de nos moments forts, mais aussi lors de nos échecs. Lors de nos déceptions. De nos blessures... qu'elles soient à l'âme ou physiques ou bien réelles.

Ma passion lutte pour sa survie. Elle me supplie de m'arrêter pour la laisser subsister. Elle me dit de prendre une pause, sinon elle me quittera pour de bon... Depuis le 24 septembre, ma passion est loin de me faire défaut. Elle me motive plutôt, à sa façon. Elle me permet de prendre du recul, et de voir en avant, tout en étant conscient de ce qui a été accompli. Elle privilégie la destination, enfin, je crois.

Quand écouter la passion?
Quand écouter la raison?
Et si les deux ne formaient qu'un?
Équilibre fragile mais inexorablement relié l'un à l'autre...

J'essaie de me faire confiance, pour une fois. Parce que oui, mon instinct me joue des tours. Depuis aussi loin que je ne me souvienne, les choix que j'ai faits m'ont tourmentés. Ferais-je le bon? Je laisse maintenant la vie en décider... Comme dirait quelqu'un que je connais bien, je la VIE, un jour à la fois.

Je reprends la course, timidement. J'écoute mon corps grincer, après plusieures minutes en suspends. Mais tout ça m'apparait comme une éternité. Tout m'apparait long. Une minute. Une journée, avant de faire un second essai, qui sera, lui aussi, dans la douleur et les pleurs. Il est sûr que mon âme rêve de jours meilleurs. Comme mon corps. Ma motivation.

Une chose que j'ai acquise avec le temps et que je me sers dans la vie de tous les jours, est d'apprécier ce qui m'est offert. Respirer. Voir. Sentir. Toucher. RESSENTIR. Se laisser impreigner. De ce qui nous entoure. De jeter un regard attentif, captif, sur les éléments. De pouvoir arrêter, un instant, et de réaliser la chance que j'ai de pouvoir vivre, tout simplement.

Figé dans le temps, mon âme catatonique est inondée par la beauté éphémère de l'instant présent...

Tu me manques. Ton endorphine me drogue et sache que je ne te boude que pour une bonne raison. Je suis lié à toi. Et toi à moi. Un PACTE. Tout simplement. La joie, c'est de pouvoir profiter de toi encore longtemps, longtemps, longtemps. Qui sait quand je pourrai enchainer les flexions perpétuelles de manière irréfléchie? Qui sait quand la passion basculera dans la lumière... Qui sait?




mercredi 17 août 2016

Faire fausse route. Pour ré-apprendre.

Ma fille est pour moi une très grande source d'inspiration. Elle m'enseigne comment être spontané. Elle m'enseigne à être imaginatif et jovial. Elle m'enseigne aussi à être généreux avec mon prochain. À partager. À coopérer. À diviser. À deviner. À essayer. À me tromper. À recommencer.

Elle m'enseigne à faire FAUSSE ROUTE. Et à recommencer. 

Elle me montre comment apprécier ma solitude et à partager mon être. À être aussi. Pour elle. Et pour moi.

Elle ne le sais peut-être pas, mais elle m'enseigne aussi à être heureux. À profiter. Profiter de chaque grain de sable qui s'écoule tout au long de notre existance.

À sourire et pleurer, et à pleurer à en rire.

Elle me montre et me rappèle ce qu'est la droiture. La manipulation. La colère et la détermination. La persévérance qui n'est jamais acquise et que rien n'est jamais acquis.

Ma petite est ma source d'inspiration. Elle est mon reflet et me mets face à moi-même sans pourtant qu'elle ne le sache.

Elle me montre ce qu'il y a de mieux pour moi alors qu'il semble être invisible à mes yeux. Elle me montre ce qu'est l'amour inconditionnel et aussi la haine pure et dure par le fait même.


Elle me montre ce qu'est fouler la vie.

Elle me montre qu'il ne faut jamais abandonner, même lorsque l'on crois que tout est perdu. Et elle me montre même l'indifférence la plus totale lorsque je m'en attends le moins.

Elle me montre que je suis tout. Et rien à la fois. Elle me montre à apprendre et que rien n'est complètement su.

Elle m'apprends à regarder la vie avec un oeil différent et qu'il n'y a pas qu'un seul regard de possible. Elle me permet de me développer, de douter, et de dire des choses impensées et de vivre des émotions improbables et véridiques.

J'apprends énormément des actions de ma fille et de son tracé encore non-foulé. Seulement 10 années de vie.

Elle me montre le chemin qu'est la vie.
Elle m'apprends à faire fausse route, pour ainsi apprécier le chemin tracé et ne rien en regretter...



mardi 29 mars 2016

Courir ou mourir (partie 2): SE PERDRE.

Courir ou mourir (partie 2)

SE PERDRE.

Parfois, se perdre est une bonne chose… mais quelquefois, ça nous gruge de l'intérieur.

Je me suis perdu. Mais pas de la façon dont j'aime me perdre. Ces temps-ci, je m'égare. L'impression de ne plus être soi. De se réprimer. De ne pas s'écouter. Et de ruminer.

Oui, j'aime courir car courir me fait réfléchir. Me fait méditer. Me fait sentir bien avec moi-même et me donne un but. Futile quelqu'il soit. Me rendre là-bas. Revenir. Y retourner. Mais voilà, depuis quelques semaines, il semble que je me sois égaré en chemin. La destination est floue, ou peut-être est-ce ma vision? Habituellement, l'aventure me plait, mais cette fois-ci, je l'appréhende.

LES RÉPONSES QUE M'APPORTE LA COURSE SONT PARFOIS DÉCEVANTES.

Pas pour moi, mais pour les autres. Et lorsque le doute s'installe, et commence à prendre toute la place, rien de bon n'augure. La complexité des échanges chimiques y est peut-être pour quelque chose, qui sait? Ou peut-être est-ce juste le gros bon sens qui me rattrape...

Lorsque je cours, tout est tellement clair.

Et simple. Facile. Ordonné. Classifié. Bibliothêquisé. Cartographié. Relevé. Analysé. Clair.
Suis-je dans l'erreur?

La dualité de mon âme rencontre celle de mon coeur. Je ne sais pas encore combien de temps je vais pouvoir tenir… Oui, depuis une semaine, rien ne vas plus. Je suis perdu, mais la trame de ce sentiment se préparait depuis belle lurette. Elle m'attendait, surnoise, inavouée.

Je sais pourtant ce qui m'arrive. Mais je ne veux pas le voir. Il fait noir où je regarde et je ne veux pas m'y aventurer. Je sais pertinemment que si j'y mets le pied, j'y serai engouffré. De toute manière, je m'y suis perdu.

Doute.

Depuis une semaine, je ne cours plus. Il manque de sentiers autour de mon chez-moi. Juste à y penser, je suis épuisé. Je suis fatigué. Je dors mal. Lorsque je me réveille, j'ai la sensation d'avoir cette barre au ventre, qui me paralyse. J'ai le sommeil tordu. Je suis perdu. Mais je sais ce que je dois faire, même si je suis perdu. Il faut rester fidèle à soi-même. Écouter ses instinct primaires. Se faire confiance et continuer d'avancer, malgré le doute qui nous assaille.

Mais surtout, prendre les bonnes décisions. Celles qui me délivrerons. Et me permettrons de me perdre, cette fois-ci, de la bonne manière.

Je sais que j'y arriverai, car j'y arrive toujours. Mais toi, y arriveras-tu? Dans le tumulte de la vie de tous les jours, tout bouge trop vite. Il est temps pour moi de renouer avec mes vraies valeurs. Prendre un BREAK. Mettre le volume à zéro.

ÉCOUTER LE SILENCE.

Faire taire tout ce bruit et se concentrer sur un seul objectif, quelqu'il soit, afin d'avancer, un pas à la fois. Et qu'importe la direction, tant qu'elle me distance ce cet endroit où je me sens perdu, et où il fait noir. Qui, aujourd'hui, prends le temps d'écouter le silence? TOUT LE MONDE. Mais ils ne s'en rendent pas compte. Le moment entre chaque battement de coeur. Entre chaque foulée. Entre chaque saut et à chaque clignement d'oeil.

Tout s'arrête. Microscopiquement. Et tout repart. Ce rythme qui est si profondément enfoui au fond de nous. L'instinct primaire. Cette libération.

Oui, je me suis égaré en chemin. Mais pas de la bonne manière…


Parfois, il est bien de se poser les bonnes questions pour avoir les vraies réponses...

Photo ou vision floue?
Parfois, il est bien de se poser les bonnes questions...




lundi 23 novembre 2015

Courir ou mourir (partie 1)

Courir ou mourir...

J'adore courir. En fait, j'adore être actif, depuis l'âge de mes 13 ans. 13 ans. Chiffre chanceux pour ma part. Ça été l'âge de mon second départ. Ma renaissance. Parce qu'avant, j'étais mort. Où c'était tout comme.

La maladie est parfois vicieuse. Elle nous surprends. On ne s'y attends pas. Elle est désolante. Et on la pleure.

Dans mon cas, elle a été salutaire. Elle m'a offert une nouvelle chance. J'ai une cri** de tête de cochon et je lui ai montré que je ne voulais pas d'elle. Mais étant enfant, je n'en était pas vraiment conscient. En fait, ce que je voyais, c'était le pourquoi moi? Et il fallait que ma rage sorte.

Aujourd'hui, les souvenirs s'entrechoquent. Ma mémoire est un peu affectée. La difficulté que j'ai éprouvée est maintenant reconnue. Ou plutôt comprise. Ou acceptée.

Plus jeune, j'ai fait un AVC. Des veines et un artère se sont bloquées dans mon cerveau, entrainant une paralysie complète du côté droit de mon corps. Mes souvenirs en sont flous, mais si vous lisez ces lignes aujourd'hui, c'est grace à mon est** de tête de cochon, et au support de ma famille.

«Je n'aurais pas du survivre». Ça, c'est ce que les médecins ont dit à ma mère au plus fort de la crise. «S'il revient, il sera dans un état neuro-végétatif»...

Une vie anéantie. Je suis père, et je peux vous dire que si un médecin me disait ça, je n'en mènerait pas large. Alors, IMAGINEZ.




Aujourd'hui, j'en parle plus ouvertement. De la chance que j'ai de pouvoir juste respirer. Voir du haut des montagnes. Et de pouvoir m'élancer dans un sentier. De voir le soleil se lever. Chaque jour. Je suis beaucoup plus conscient de la richesse qui m'entoure. De la profondeur des couleurs. De l'émotion qui en ressors. De ce qu'on appèle La Vie.



Oui, parfois, je trouve le fardeau lourd à porter. Après tout, c'est mon corps que je dois transporter. Et ce n'est pas toujours facile, je peux vous le dire. Je n'ai jamais osé le dire, mais j'ai le cerveau endommagé. Endommagé par le manque d'oxygène que le sang devait y fournir. Alors, une partie de moi s'est éteinte. Dans l'obscurité. Sans retour possible. L'oubli. Maintenant, tout est une question d'entretien. Car sans entretien, je tombe. Au sens propre. Et figuré, ma foi.

Depuis environ 1 an, ça m'arrive plus fréquemment. La première fois, qui était majeure, c'était à Bromont, lors d'une sortie d'entrainement. Plus récemment, lors d'un événement appellé Courir 6h en Coeur. Après avoir couru 5km, chute sur l'asphalte m'ayant obligé à marcher car j'étais un peu sonné. Je couru tout de même une distance de 45km cette journée là. Une fierté dans mon livre à moi, car la boucle n'avait que 1,5km. Plus récemment, un mardi matin, avec les lunettes emplies de buée, comme plusieurs autres matins auparavant




Alors voilà. Maintenant, c'est le temps de se reposer. Je crois que mon corps est fatigué. Essouflé. Je me sens parfois esclave de mon côté droit. Les influx nerveux voyageant de mon centre de commandes ne se rendent pas toujours à temps aux muscles visés, et le résultat s'en fait ressentir. J'ai parfois l'impression qu'il me tiens en hôtage. Mais sans avoir la possibilité de négotier.

Non. Je ne ressentirai jamais les choses de la même façon. Ma recherche d'harmonie musculaire sera toujours vaine. Les spasmes feront toujours partie de ma vie. La spasticité (réflexe neuronal de contraction musculaire) aussi: elle cache une faiblesse. Mon cerveau est endommagé, et je crois bien avoir atteint la limite physique du possible. Et c'est une belle limite. Que j'embrasse et que je chéris de tout mon coeur. Je lui dit merci de m'avoir supporté toutes ces longues années. De m'avoir entrainé dans toutes ces aventures... Je traine ma carcasse car j'aime ma carcasse. Oui, elle n'en fait parfois qu'à sa tête. Mais le contraire m'aurais surpris.

Appréciez chaque moment de la vie. Le dépassement de soi est le plus beau cadeau que vous pouvez vous faire. Même lorsque vous êtes par terre. Car c'est lorsque l'on se relève qu'on sait vraiment comment apprécier la profondeur des choses

La vie est une aventure qui mérite d'être vécue. Au plaisir de se croiser dans un sentier près de chez vous… ;-)

Maman, Papa, la Soeur... Je vous aime énormément!! :-D

vendredi 14 août 2015

Mercredi soir à la montagne...

Un mercredi soir à la montagne… 

C’est bien connu, je peux difficilement rester en place. J’adore relever de nouveaux défis, sur un coup de tête, selon l’inspiration du moment… C’est avec cette approche que j’ai affronté les Mercredis de Terrebonne.


Je suis PRÊT!! (enfin, je crois…)
Crédit photo: Marlène Couture
encore des règlements...

Les Mercredis de Terrebonne, c’est 10 courses de vélo de montagne dans la côte boisée de Terrebonne. Le GPAT, Groupe Plein-Air de Terrebonne organise ces courses. C'est ainsi que ma fille de 9 ans (YÉ!!) et moi (double YÉ!!) avons relevé ce défi…Bon, il est vrai que j'avais fait un essai il y a deux ans, mais ça, c'est une autre histoire…


Tout d'abord, le fait que ma grande fille aie accepté, ou plutôt montré un intérêt pour cette course me flatte au plus haut point! On ne se l'avoueras pas, mais comme parent, nous aimons tout de même bien quand nos jeunes suivent quand même un peu nos traces…;-)


Grrrrrr….
Un petit sourire pour la photo ;-)



Armée de son Specialized Hotrock!

En action!




Elle a eue bien du plaisir à voir la boue friser même si l'exercice en était un exigeant… Bravo Cocotte!!

Pour ma part, j'ai eu un fun noir!! Non pas parce que le parcours était boueux (yeah, right ;-)), mais parce que renouer avec ce sport m'a fait tellement de bien… Il est vrai que j'ai quelque peu délaissé le vélo depuis 3 ans pour me concentrer sur quelque chose de différent que l'on nomme: la course à pied… :-P

De renouer avec le vélo était par contre un peu risqué… N'ayant pas de réelle préparation, mes attentes n'étaient que d'avoir du plaisir… Et ce fût le cas! Armé d'un Specialized Epic ancienne génération, j'ai moi-même été surpris de l'adhérence des pneus Specialized FastTrack dans ce que j'appèlerais du mou de première qualité! Les suspensions travaillaient en harmonie (bon, il faut avouer que j'ai quand même 16 années d'expérience en mécanique de vélo…), la répartition de poids et la position était parfaite… Bon, je suis parti en retard et dans la mauvaise vague, mais j'ai réussi malgré tout à pousser assez et ne pas finir dernier dans ma catégorie. :-D

POUSSE!
Crédit photo et vocal: Marlène Couture

POUSSE!!
Crédit photo et vocal: Marlène Couture


POUSSE!!!
Crédit photo et vocal: Marlène Couture

Bref, du GROS FUN NOIR. :-D

Oui, j'ai trouvé mon expérience enivrante et oui, c'était tout de même exigeant de rouler aux côtés de personnes si entrainées et dévouées envers leur sport… Mais savez vous quoi? Jamais je ne me suis senti diminué malgré mon manque d'entrainement car c'est un sport que j'adore… Que j'adore tellement que j'ai décidé de conjuguer Course et MTB! Donc l'an prochain, je prévois faire plusieurs événements du genre pour assouvir ma quête interne de dépassement de moi-même… et des autres quand même un peu ici là! ;-)


Ouffff… Terminé!
Crédit photo: Marlène Couture
Parcours bouetteux = GROS FUN SALE!!
 





Le mot de la fin:
Soyez fiers... on ne sait jamais qui on inspire!