samedi 15 novembre 2014

Le Trail, j'M ça!

Le trail, j'M ça!

J'M ça car je suis face à moi-même...
J'M le contact avec la nature...
J'M le rythme du sentier...
J'M la danse aléatoire de mes pieds sur le sol... les racines et les roches...
J'M la frénésie créée par le son de mes pas... Les cours d'eau qui chantent... Les chutes qui s'entrechoquent... La pluie qui fredonne son refrain... La neige croquante à souhait... Le bruit des crampons foulant le sol... La respiration qui s'accélère... Les magnifiques images dans ma tête qui déferlent au fil du sentier... La beauté de la nature qui est changeante... Comme les feuilles d'automne qui rougissent devant le soleil qui joue à la cachette... Comme les bourgeons qui éclosent au printemps... Une symphonie de palettes de couleurs changeante... Un peu comme le processus mental des kilomètres restants à abattre...

Le soleil caresse ma peau... Le froid la rafraichit... Cette sensation de brulure que l'on ressent au haut d'une montée... La transition des muscles qui font vibrer leur harmonique au moment de relâcher l'effort... Pour leur en redemander la minute d'après… Cette synchronisation irrégulière des différents éléments de notre être... Qui nous transporte au travers des milles et uns sentiments que notre enveloppe corporelle nous fait ressentir…

Le trail, c'est comme un ami, où je me réfugie pour m'apprivoiser. Le trail, c'est le contact prévilégié avec mon moi-intérieur. Le trail, c'est la soupape de sureté de ma cocotte-minute, car je peux m'y perdre des heures, et le tout peut m'y paraitre que des secondes... ... Le trail me fait décrocher de tout souci extérieur, comme s'il n'existait qu'une seule vérité... Le trail, ce merveilleux trail, m'est bénéfique... Il me libère l'esprit et me rends léger... Il me tempère... Il me régularise... Il me fait vibrer... Il m'élève... Me rends plus fort... Autant mentalement que physiquement…
Il est vrai que de courir sur la route me procure une dose d'échappatoire délectable... Mais le trail est jouissif à mon âme...

Oui, j'M le trail. émoticône grin

Vous, avez vous ça en vous?

dimanche 14 septembre 2014

UTHC65 - Charlevoix, ou pas...




Nous y voilà. À moins de 5 jours de ma grande aventure... Comme plusieurs d'entre vous le savent déjà, je vais parcourir ce 13 septembre prochain, un parcours de 65km lors de l'‪#‎UTHC‬, dans l'arrière-scène de Charlevoix.



Partant des Hautes-Georges de la rivière Malbaie, j'abattrai les 1850m de dénivelés positifs jusqu'au Mont Grand-Fonds... Plusieurs me demandent pourquoi je fais ça… Pourquoi pas? En fait, je voulais une aventure. EXTRAORDINAIRE. Il y a plusieurs raisons qui me mènent à ça... mais une, qui prédomine et est très importante: je le fais pour MOI.



C'est un cadeau à moi, de moi, pour moi. Ceci représente mon battement d'ailes de papillon. Ce petit geste qui change tout… Depuis la toute première journée où j'ai commencé à courir, j'ai eu ce sentiment de bien-être intérieur me comblant de bonheur... Ce sentiment de communion avec la nature que je retrouvais lorsque je faisait du vélo de montagne quand j'avais l'âge de 12 ans. Ce sentiment où le temps s'arrêtait et où je ne voyais plus le temps passer…

Certes. 65km, c'est plutôt long direz-vous. Peut-être. Peut-être pas. Ce sera le temps de piquer une jasette avec mon moi intérieur… Je vais peut-être CRIER aussi. Quand je cours, je pense à tout. Je pense à rien. À Éli (ma fille). À mes parents. À ma famille. Aux décisions importantes que j'ai à prendre dans ma vie. Aux choix auxquels j'ai à faire face chaque jour de ma vie. En simple.


L'équation me parait tellement évidente. Un rayon de soleil qui filtre aux travers des arbres. Le rythme de la montagne. Danser avec elle. Elle peut bien essayer de me faire tomber, mais je me relèverai... Une image me vient en tête lors des épreuves de ma vie: moi, qui grimpe une montagne, confiant, et qui voit l'éclairci aux devants qui semble vouloir indiquer la fin de la montée... La chaleur des rayons du soleil qui perce aux travers des arbres pour indiquer que je suis bientôt arrivé... Le bain de lumière final dans lequel je me vois au point culminant de cette montée qui m'a paru interminable... Un cri de libération total rendu au sommet!!

Oui, j'ai toujours eu une façon imagée de voir la vie. Ce n'est pas à ici ans que ça va arrêter. Ça fait partie de moi. Point. Ce ne sera sûrement pas facile. Ma persévérance ici me servira. Respect de la distance. Apprivoise-la… tu deviendras son ami (comme dans Le Petit Prince).

Laisser ma trace… dans Charlevoix!!

lundi 18 août 2014

XC de la Vallée - 35km

Retour en  arrière  sur le 35 km du XC de la Vallée...

DNF... Trois lettres qui résonnent dans la tête de (presque) chaque coureur... Et malgré le fait que j'ai dépassé le temps cut-off de 5 minutes, je savais mes jambes encore capable d'affronter les 9 km restants... Sécurité oblige, ma route s'arrêta là. Après tout, la ligne, elle s'arrête où?? Je suis extrêmement fier de ce que j'ai accompli.
Tout ça n'est que partie remise: l'an prochain, je prendrai ma revanche, car un DNF (Did Not Finish), c'est une invitation à revenir!

Oui, le parcours était exigeant... Étant donné les conditions météo... 26 km de pur BONHEUR... émoticône grin Au paradis de la bouette (parfois à la mi-cuisse, souvent aux chevilles) , de marécages et des petits ponts qui glissent... Cette première expérience à été orgasmique pour moi... J'ai savouré (littéralement) chaque pas fait lors de cette course contre moi-même. Il est vrai de dire que rien n'arrête un Trailrunner... Merci Mr. Focus de m'avoir accompagné au travers de ces 1000 et unes épreuves…


dimanche 25 mai 2014

Ottawa 2014



Retour en images sur mon PREMIER marathon… Une aventure qui a commencée pour me changer les idées. Qui aurait cru que j'y plongerais aussi profondément!

Je m'investis dans ma cause, car les limites sont là pour s'affronter soi-même, et être sûr de la ligne qui nous sépare de l'infiniment grand. Ma source d'inspiration est simple: je la vois partout; dans les oiseaux qui volent, dans les couchers de soleil, dans les nuits de pleine lune, dans les paysages infiniment grands qui nous rappellent que nous sommes petits, mais avec de grandes idées.

L'humain est un être bon, qui oublie trop souvent de s'arrêter pour observer ce qui se passe autour de lui, tel un cheval guidé par ses oeillères. Et si le cheval les perdaient? Il est sûr qu'il est plus rassurant de limiter son champ de vision, mais cela nous empêche de voir et de comprendre la profondeur de la vie.

On dit que de courir un marathon change une vie. Moi je dirais que c'est l'introspection, ce regard pointu qui prends toute la place, et dont on devient conscient qui se développe et devient florissant. Oui, courir fait maintenant partie de ma vie… C'est une réflexion profonde avec mon moi-même, une jasette à l'interne qui me fait prendre conscience de toutes les facettes de mon être, sorte de régulation naturelle qui fait que tout devient soudainement clair.

Non, ce n'est pas le récit de course usuel. Le voyage, je l'ai fait à l'intérieur de moi-même. Les kilomètres parcourus sont faits à partir de mon unicité. Mon parcours n'a rien d'extraordinaire: c'est la méthode employée qui l'est. Merci à VOUS. Jamais je n'aurais pensé un jour courir cette distance. Jamais je n'avais pensé un jour courir 5, 10 ou encore 20km. Vous aussi êtes une source d'inspiration.

Oui, la volonté y est pour beaucoup. La volonté part de notre personne. J'avoue qu'il faut avoir un certain acharnement et être coriace. Mais par dessus tout, il faut AGIR. Et se réaliser.

After all, we are stars… ;-)

dimanche 4 mai 2014

Un pas ou deux… Là est la question!

Dans la course à pied, en trail, il y a une phrase que j'ai déjà entendue qui pourrait faire office de vieil adage qui dit: lorsque tu ne sais pas si tu dois faire 1 ou 2 pas, fais en 3.

Cette phrase, bien anodine, cache pourtant une vérité facile à découvrir: celle du sens figuré. Oui, tout le monde connait son sens propre, celle de l'action d'enjamber plus loin que loin. Mais ce sens propre est plus symbolique que vous ne le croyez.

Je parle ici de l'action, résultant de l'inaction causée entre l'hésitation de devoir choisir entre deux possibilités. La résultante qui en découle comme troisième porte de sortie, qui amène un résultat ni négatif, ni positif, que l'on appèle le changement. Se déstabiliser, comme pendant un entrainement, pour forcer son corps à continuer de performer. Une sur-compensation. Qui entraine l'évolution. L'action, ou plutôt la réaction.



Dans la vie, nous sommes tous mis à un moment ou un autre, vis-à-vis une situation ou il faut enjamber plus loin que loin, pour avoir un regard nouveau sur les choses qui nous entourent. Une sorte de lâcher-prise, qui apporte un élément de satisfaction et de bien-être profond, qui fait jubiler notre intérieur...

Lors du 25 mai prochain, je vais effectuer cette grande enjambée. Oui, je l'effectue un peu chaque jour, dans la vie quotidienne, mais cette date est en quelque sorte symbolique. L'humilité de tous les jours se transformera, même si je sais pertinemment qu'elle se trouve partout. Merci, chère COURSE, de me faire voir les choses sous un autre oeil, et d'être si enivrante!

Donc, la prochaine fois, lorsque vous allez lacer vos souliers de course, que ce soit pour observer la nature des choses, ou simplement vous mesurer à vous même, prenez le temps d'y penser...

Allez vous faire un, deux ou trois pas?

mardi 5 novembre 2013

Courir un demi… ou courir sa vie!

Courir un demi ou... courir sa vie!

Non. Je ne suis pas un coureur né. C'est quelque chose (la course) que j'ai découvert il y a environs 1 an... Mais que je voulais essayer depuis belle lurette. Une seule question: pourquoi? Pourquoi toute cette attente... Je ne sais pas... Ou plutôt oui, je le sais! D'un coup que j'aimerais ça pour de vrai... Car après tout, ça se pourrait! Moi, en coureur. Coureur de quoi? Courir après quoi? Mmmmmmmm... Bonne question. Ça vaut la peine de s'y arrêter, je crois! Courir... j'aime ce que cela provoque chez moi. Le bruit des pas sur le sol. Le vent dans le visage. La chaleur du soleil qui envahit chaque pore de peau visible ou laissé à découvert par le petit kit de coureur aux couleurs coordonnées. La coordination des membres qui travaillent en harmonie pour se propulser vers l'avant... La sueur, qui dégouline le long de l'épine dorsale et qui finit par être absorbée par le «spot» le moins humide du même ti-kit de coureur. Le focus de l'objectif à atteindre. Le chant des moteurs des voitures qui s'évanouissent (au loin) dans l'effet d'entrainement de la jubilation de notre épiderme externe qui semble vibrer à un point tel que les poils se dressent tous au même moment. Magique. Certains appellent ça de l'endorphine... Moi j'appelle ça VIVRE.

C'est sûr. Il y a aussi l'autre côté de la médaille. Les blessures. Les courbatures. Les fractures. Et beaucoup d'autres mots en -ure que je connais. Ou peut-être pas encore, et qui je vais indubitablement finir par découvrir. Mais je les aiment (souvent sans le savoir). Car dès que je me sens mieux, je souhaite d'un désir ardent, de recommencer. Ceux qui me connaissent le savent bien. Je m'investis. (ou du moins, je le crois). NON? Pas grave. J'ai la tête dure. Je fonce. Car après tout, on cours pour soi.

Cet été à été jouissif. VRAIMENT. J'ai pulsé. Comme jamais auparavant. Oreilles chastes s'abstenir: l'orgasme à été total! Dans les défis. Dans la folie. Dans l'impossible qui m'est apparu possible. Et dans le possible qui m'est soudainement paru impossible... Dans la souffrance transcendante d'atteindre un but. Ça ce peux-tu, ça? OUI.

C'est pas peu dire... Mon cerveau capote un peu. Beaucoup. J'ai vraiment trippé cet été. J'ai couru. J'ai aimé ça. Je me suis inscrit dans ma première compétition de vélo de montagne à vie. J'ai aimé ça.  J'ai couru dans les bois. J'ai aimé ça. J'ai voyagé aux 3 coins du Québec pour me rendre compte que finalement, 4, c'était pas assez, quoi que vous en disiez. J'ai rencontré des personnes extraordinaires, qui ont enrichis non seulement ma tête, mais mon âme toute entière avec leurs personnalités débordante d'enthousiasme passionné. Des gens extraordinaires qui m'ont communiqué leur passion. Des endroits insoupçonnés. J'ai découvert des traverses de lutins qui sont vraiment, mais vraiment magiques ;-). Des paysages extra-ordinaires. Une communion totale avec la nature. Des villages où il fait bon d'y retourner. Des averses que l'on aiment.

On dit que le vent sait toujours où il s'en va. Pareil pour les chutes. Je l'ai expérimenté et je me suis laissé flotter, guidé par son effluve. Je suis acro. Certains d'entre vous ne me comprennent pas. Soit. Mais je sais qu'il y en a qui partagent ce point de vue.

Et jusqu'à quelques jours: l'angoisse. Bon, le mot est peut-être un peu fort. Disons que j'étais quelque peu inquiet. Ma première course sur route. C'est pas un training. C'est bien loin du son rassurant de l'enjambée sur «la machine à courir». Bien loin de tout ce que j'ai fait avant. Je serai seul, parmi les quelques milliers de personnes. Et si j'aimais plus ça encore? Certaines blessures qui ont été un peu (lire: totalement) de ma faute ont semé le doute. Vais-je pouvoir y participer? Oui je veux. Mais mon corps me disait non. NON, pour tout plein de raisons. Trop longues à expliquer. La résultante étant toujours la même. J'aime trop ça. Depuis deux semaines, je me sens mieux. RÉEL-lement mieux. Pourquoi? La magie du corps humain... Ou de quelqu'un qui nous dit de relaxer. Et qu'on décide d'écouter. Finalement...

Demi-marathon. Ça sonne plus course que faire de la trail dans le bois. Pour moi, c'est plus intimidant que de courir 25 km dans le bois. Pas le choix. Faut que j'essaye. Je veux voir ce que ça fait. Je veux souffrir, mais sans souffrir. Car après tout, j'aime ça. Je le sais. Bon, peut-être pas autant que de courir dans le bois. Qui sait... Peut-être plus encore. Moins d'une semaine. Et pourquoi un demi marathon? Je respecte énormément ceux qui sont capable de gérer leurs efforts longtemps. Ceux qui sont capable de résister au temps. Ceux qui parcourent de grandes distances avec rien d'autre qu'eux mêmes... 

C'est comme vivre une vie. C'est comme suer toute sa vie.
Se donner. S'investir. Savoir.

TOUT donner, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus rien.

JE SUIS PRÊT!

(et se reverra de l'autre côté de la ligne d'arrivée, quelque soit la distance, le temps ou le défi que vous essayez... car après tout, nous y sommes tous gagnants!)


lundi 2 septembre 2013

La Chute!


Petit résumé... Le parcours était incroyable... Petit échauffement de 1-2 km sur le sentier principal (poussière de roche), pour ensuite entrer dans une section plus sauvage d'environs 4 km... Trails de 4 roues très roulant, débouchant sur un chemin forestier (wide open, genre 10 pieds de large) où c'était «un peu» humide... lol (les paysages se suivent mais ne se ressemblent pas... ensuite, 1er ravitaillement (merci!) mais j'ai tout ce qu'il me faut... Pour continuer, 6 km de chemin d'accès avec deux bonnes montées... Encore très roulant, mais je trouve que ce sont quelques km gratuits! Quelques personnes nous encouragent ( dont un qui me prends en photo, Merci Steeve Guy!) avant que l'on retourne dans le bois... Section vraiment sauvage, fraichement défrichée (il me semble) qui grimpe (encore) mais moi, j'aime ça grimper! tourne en tortillons et monte et descends... pour ressortir... sur un chemin d'accès... quelques mètres et on retourne dans le bois! 2ième ravito. Je m'y arrête... Mange un buffet... Tout le monde est super gentil!!! Quelqu'un m'indique que c'est le début du sentier National...(je pose quelques questions, fidèle à moi-même... je suis quand même dans une course, lol). Je me dit que les 50km vont aussi passer par là... Quelle chance! Je vais faire un mini-peu ce qu'ils vont faire!!! (je le savais, mais bon). Trail incroyable... conditions parfaites... je me sens tellement bien... encore quelques tortillons et petites montées et descentes... dont la descente aux enfers et la montée du purgatoire... Facile. Bon, j'en entends plusieurs maugréer... .On a tous nos forces... et moi bien... c'est les montées! Dernier ravito (gens supers, encore) le reste du parcours est très peu technique... roulant... les derniers km (ou plutôt LE dernier) interminable... je vois des gens... j'entends des gens... des applaudissements... des encouragements... du monde qui «cheer», ça te drive en TA! je passe la ligne d'arrivée... FIERTÉ. ACCOMPLISSEMENT. X500. X1000. X exponentiel!!!!Bon, j'ai dû me planter 3 ou 4 fois, mais c'est pas vraiment important... J'aimerais aussi féliciter ceux que j'ai dépassés en deuxième moitié de parcours (peut-être 10 ou 15)... Vous êtes des battants et j'ai énormément de respect pour vous! RESPECT! Super course, Super parcours, Super Organisation... Merci Michel Lampron!